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Naviguer sur l’île Terre : Les engagements d’Hawaï

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Plus de dix mille leaders et décideurs issus du secteur du gouvernement, de la société civile, de communautés autochtones, de traditions religieuses et spirituelles, du secteur privé et du monde universitaire se sont réunis lors d’un important rassemblement historique à Hawaiʻi, du 1er au 10 septembre 2016.

Le thème de ce Congrès mondial de la nature de l’UICN était « La planète à la croisée des chemins », en reconnaissance des importants choix et mesures que le monde doit prendre pour inverser le déclin de l’environnement et garantir une planète en bonne santé et vivable.

 

La synthèse de ces travaux a été publiée en français et en anglais : n’hésitez pas à en prendre connaissance !

Voir la version française : fr_navigating-island-earth-hawaii-commitments_final

Voir la version anglaise : en_navigating-island-earth-hawaii-commitments_final

Blue District – Newsletter n°2

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Promouvoir les principes et les technologies de gestion de l’eau décentralisée en cycle court

www.blue-district.com

 

Mission et valeurs de Blue District

La question de l’eau représente des enjeux considérables, au niveau planétaire. Le système actuel, dans lequel 150 litres d’eau potables par personne sont utilisées en moyenne, par jour, pour tout type d’usage (arrosage, nettoyage de véhicules…) doit être remis en question.

La gestion décentralisée de l’eau est la solution aux enjeux à venir. Elle consiste à appliquer à la gestion de l’eau les principes de l’économie circulaire. Elle sera porteuse de développement économique pour les pays européens, à condition de la promouvoir et de valoriser les innovations technologiques naissantes. C’est la mission que se donne Blue District.

Nous nous proposons de travailler sur quatre domaines d’application principaux : eau potable et assainissement en milieu urbain, assainissement semi-collectif en milieu rural, effluents industriels, Irrigation et effluents agricoles.

Notre projet repose sur des valeurs fortes de développement durable :

  • La préservation de l’eau, bien commun de l’humanité
  • Les principes de l’économie circulaire appliqués à la gestion de l’eau
  • Le développement durable et la RSE dans leur transversalité
  • La création de valeur pour toutes les parties prenantes.

Notre vision de la situation d’Alteo Gardanne

Le cas d’Alteo Gardanne est représentatif des difficultés rencontrées dès lors qu’il s’agit de concilier les enjeux économiques et les enjeux environnementaux. Des positions antagonistes ne manquent pas d’apparaître, et de se cristalliser.

Nous considérons que toute pollution dans le parc national des calanques doit cesser au plus vite. Pour autant, la fermeture du site d’Alteo Gardanne n’est ni une solution localement, compte tenu des enjeux économiques directs et indirects, ni une solution globalement pour la préservation de l’environnement : si cette production, qui continuera à être demandée pour la fabrication de certains de nos objets du quotidien, était délocalisée sur un territoire moins contraignant en matière environnementale, nous ne pourrions considérer que le problème est réglé.

Nous préférons ainsi œuvrer pour que des innovations technologiques soient mises en œuvre pour concilier les enjeux environnementaux et économiques. Nous défendons un modèle industriel performant sur le plan environnemental, sur notre territoire, et œuvrer à la création de filières d’excellence qui auront capacité à s’exporter – et à contribuer ainsi à la prospérité de nos territoires.

Nous restons pourtant vigilants quant à la volonté des industriels de s’engager et d’investir pleinement dans cette direction.

Une technologie prometteuse

La technologie de l’ozonation hybride, proposée par Blue District, optimise les propriétés oxydantes et coagulantes de l’ozone. Elle est à même de traiter des effluents très fortement pollués, par des hydrocarbures ou des métaux, et notamment les lixiviats de décharge.

Cette technologie permettrait de traiter les effluents d’Alteo Gardanne pour leur rendre une qualité compatible avec les normes actuelles pour les eaux d’irrigation et le rejet en milieu naturel. Elle permettrait ainsi de fermer la conduite qui achemine actuellement les effluents au sein du Parc Naturel des Calanques.

L’évaluation des conditions de sa mise en œuvre est proposée aux équipes d’Alteo Gardanne.

Une opportunité à saisir pour le territoire

La fermeture de la conduite Alteo changerait sensiblement la donne en matière de gestion de l’eau aux alentours de Gardanne, et notamment sur les vallées de l’Huveaune et de l’Arc, puisque ce sont 250 m3 / heure d’eau qui seraient soit partiellement économisées par recyclage, soit disponibles pour revitaliser les écosystèmes liées à ces deux rivières.

C’est pourquoi, en parallèle de nos travaux techniques proposés pour une solution pour Alteo Gardanne, nous sommes à l’initiative d’une démarche inspirée du projet Emscher, dans la Ruhr, qui consiste à doter le territoire d’une vision et d’une capacité ambitieuse, ainsi que d’une gouvernance innovante, en matière de renaturation des cours d’eau et de leurs berges.

Pour plus de cohérence encore, c’est sur une vision globale Biodiversité, Eau, Énergie que nous souhaitons travailler, de manière systémique, à l’échelle du territoire d’Aix Marseille Métropole : BEE PROVENCE.

 

Promouvoir les principes et les technologies de gestion de l’eau décentralisée en cycle court

www.blue-district.com

Nous co-développons et soutenons une technologie bactéricide sans chimie en boucle fermé. 

Peter Paulich

peter-paulich@blue-district.com

+33 6 09 55 69 33

Gwenaël Kervajan

gwenael.kervajan@blue-district.com

+33 6 17 93 08 56

 

 

BEE Provence – Biodiversité, Eau, Energie

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Inspirés par l’expérience de l’Emscher, nous vous présentons le projet BEE Provence (Biodiversité – Eau – Energie) : un programme ambitieux de renaturation sur le territoire d’Aix Marseille Métropole, ou la conspiration positive d’acteurs locaux persuadés que, comme dans la Ruhr, on pourrait améliorer sensiblement les conditions de vie de nombreux habitants de notre territoire.

Le meilleur moyen de découvrir ce projet ? Lire l’article qui lui est consacré dans le dernier numéro de Presidency Key International : PKB 7 Bee Provence. Ou, bien sur, nous contacter directement !

L’expérience de l’Emscher à l’honneur dans Presidency Key International

EmscherLa renaturation de la vallée de l’Emscher, dans la Ruhr, est un projet ambitieux… et insiprant : l’article paru dans le 7ème numéro de Presidency Key International, à découvrir ici (PKB 7 V de l’EMSCHER), traduit bien l’ambition et la réussite de cette initiative.

Valoriser la chaleur des réseaux d’assainissement : ça marche !

Imaginons que la ville de Vancouver décide de valoriser la chaleur de ses réseaux d’assainissement. Quelle énergie pourrait-elle rendre disponible pour, par exemple, le chauffage des bâtiments ?

La réponse dans cet article, en Anglais : 45 MW, soit assez d’énergie pour chauffer 700 immeubles de la ville, et éviter 200 000 tonnes d’émissions de GES ! NickMeeten-Vancouver-WasteWaterNRJ

Merci à Nick Meeten de nous avoir partagé le fruit de son travail aux côtés de Vancouver Metro.

VancouverMetro

Les compétences de Transsolar mises à contribution à Arles

ParcDesAteliersLa Fondation LUMA, bien connue pour son engagement en faveur de la création culturelle, est également très impliquée par les problématiques environnementales. Le Parc des Ateliers, réalisation architecturale majeure de LUMA Arles, met ainsi la barre très haut en matière d’exigences architecturales et énergétiques.

Transsolar, partenaire de Blue District, intervient dans le projet pour parvenir à une amélioration de 60% par rapport à la demande d’énergie primaire d’un projet de référence.

Bravo à la Fondation Luma et à Transsolar pour cette ambition !

Plus de détail en PDF : Arles_Luma et Transsolar

 

Bactéries multirésistantes et antibiotiques

MacDonald, PizzaHut et KFC vont bannir les antibiotiques.

C’était le titre d’une chronique d’Axel de Tarlé, sur Europe 1, il y a quelques jours :

« Les plus grandes chaines de restauration du monde vont devoir proposer de la viande sans antibiotiques et ce, sous la pression des fonds financiers.

Ça peut sembler utopique mais, c’est une vraie révolution. Qui est la manœuvre ?

Ce sont les grands fonds de pension de la planète qui gèrent 1400 milliards de dollars. En général, les dirigeants d’entreprises obéissent à ces actionnaires puissants.
Ces grands fonds de pension américain, ont écrit aux plus grandes chaine de restauration comme Mac Do, Domino’s Pizza, Pizza Hut ou encore KFC, pour leur demander, si possible, ne plus servir à leur client de la viande, issus d’animaux élevés aux antibiotiques. D’en limiter au maximum l’usage.

Pourquoi ?

Ces fonds de pension mettent en avant deux raisons :

1/ L’OMS s’alarme de la sur-utilisation des antibiotiques dans les fermes car 80 % des antibiotiques produits sont utilisés pour les animaux. Ils sont tellement utilisés qu’ils ne sont plus efficaces. Les bactéries sont devenues résistantes aux antibiotiques. C’est un problème majeur pour la santé humaine avec le retour de maladies disparues.

2/ Tôt ou tard, estiment ces fonds, ils seront interdits. Ce sera bientôt la norme, autant agir en amont et être prêts.
C’est une vision sur le long terme qui est typique des fond de pension car ils gèrent les retraites. Vous placez votre argent à 25 ans et vous le récupérerez à 65 ans. Les fonds de pension s’intéressent à la rentabilité de leur placement avec une génération pour horizon.

Le monde agricole va-t-il devoir suivre et passer à un élevage sans antibiotiques ?

c’est une révolution qui s’annonce. Pourquoi l’Industrie agro-alimentaire utilisent les antibiotiques ? Parce que les animaux sont élevés en batteries et confinés dans des cages ce qui est propice à propager les maladies.
Un élevage sans antibiotique suppose un élevage moins intensif et plus naturel. Bingo ! C’est ce que souhaite le consommateur. Serait-ce un argument de plus en faveur de la fin des anti-biotiques?

Comme quoi, oui, la finance peut être éthique dès lors qu’elle s’inscrit dans le long terme. »

 

Les bactéries multirésistantes, bombe à retardement

Pour mettre cette infdormation en perspective, nous retranscrivons ici un article du figaro.fr – santé, daté d’avril 2004 :

« L’Organisation mondiale de la santé livre un tableau glaçant sur l’état de diffusion des bactéries résistantes aux antibiotiques. Conséquence : des infections courantes pourraient à nouveau tuer dans le monde entier.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a livré mercredi un état des lieux inédit et alarmant de la progression des bactéries résistantes dans le monde. La résistance aux antibiotiques n’est «plus une prévision, mais bien une réalité dans chaque région du monde, et tout un chacun peut être touché», assure-t-elle dans son premier rapport mondial sur le sujet. Pire: nous nous approchons dangereusement d’une ère postantibiotiques, «où des infections courantes et des blessures mineures qui ont été soignées depuis des décennies pourraient à nouveau tuer», assure le Dr Keiji Fukuda, sous-directeur général de l’OMS pour la sécurité sanitaire.

» Comment les bactéries deviennent résistantes

Le rapport, qui s’appuie sur les données de 114 pays. Les experts se sont particulièrement intéressés à 7 bactéries responsables de maladies graves courantes telles que les infections hématologiques (septicémie), les diarrhées, les pneumonies, les infections des voies urinaires et la gonorrhée (infection sexuellement transmissible).

Parmi elles, un germe normalement présent dans l’intestin, Klebsiella pneunomiae, est une cause majeure d’infections nosocomiales (pneumonies, septicémies). Or des souches résistantes aux carbapénèmes, des antibiotiques de dernier recours que l’on prescrit lorsque les autres traitements ont échoué, se sont désormais propagées à toutes les régions du monde.

De même, la résistance aux fluoroquinolones, l’un des antibiotiques les plus largement utilisés pour le traitement des infections des voies urinaires dues à E. Coli, est largement répandue. «Dans certains pays, le traitement est inefficace pour plus de la moitié des pays», illustre l’OMS.

«Du fait de la résistance aux antimicrobiens, les patients sont malades plus longtemps et le risque de décès augmente», résume l’OMS.

Très variable d’un pays à l’autre

Dans la lutte contre la résistance bactérienne, la France fait toutefois figure d’assez bonne élève. PourE. coli par exemple, le taux de résistance aux céphalosporines de 3e génération est de 8,2%, similaire à celui observé en Allemagne ou Danemark, meilleur qu’aux Etats-Unis (14,6%) ou en Italie (19,8%) mais moins bon qu’en Norvège (3,6%).

«Depuis 2010, toute personne entrant à l’hôpital en France qui aurait été hospitalisée dans l’année à l’étranger est systématiquement testée pour rechercher des bactéries hautement résistantes. C’est grâce à des mesures de ce genre que l’on parvient à maintenir les bactéries résistantes aux carbapénèmes à des niveaux très bas», explique au Figaro le Dr Laurent Dortet, du Centre national de référence sur la résistance aux antibiotiques. A titre de comparaison, l’Italie voisine, qui a mis moins de moyens dans cette lutte, a vu ses taux de bactéries Klebsiella pneunomiae résistantes aux carbapénèmes passer de 1,5% en 2009 à plus de 30% aujourd’hui.

Volonté politique

Pour Laurent Dortet, la montée en puissance de l’antibiorésistance a décollé en 2010, et des mesures globales s’imposent. «À ce stade, la prise de conscience ne doit plus être seulement française, ni même européenne, mais mondiale, analyse-t-il. La situation de pays comme l’Inde ou la Chine, qui sont très peuplés, est préoccupante».

Selon les spécialistes, la dynamique ne pourra être enrayée que si les autorités de par le monde font preuve de volontarisme à plusieurs niveaux. La première nécessité est de favoriser un bon usage des antibiotiques, en réservant leur prescription aux maladies bactériennes et en s’assurant que le traitement soit pris aussi longtemps que nécessaire, pas seulement tant que les symptômes se font sentir. La deuxième tient à la mise en place de moyens de dépistage précoces, rapides et peu coûteux, pour que les individus porteurs de souches résistantes puissent être identifiés, isolés et traités avant de disséminer la bactérie. Troisième impératif: que les gouvernements prennent des décisions politiques fortes et investissent dans la recherche pour la mise au point de nouveaux antibiotiques, fortement à la traîne. »

(par Pauline Freour – Service infographie du figaro)

Epilogue sur la perte d’efficacité des antibiotiques

La question de la perte d’efficacité des antibiotiques avait déjà été mentionnée sur nos pages, ou nous reprenions l’article de Peter Paulich paru dans les colonnes du Monde Diplomatique : http://blog.mondediplo.net/-Carnets-d-eau-, dont nous reprenons ici un extrait :

« L’observation des capacités de mutation des légionelles (selon la température et le dosage de chlore) nous interpelle quant à la fin possible d’une médecine qui a jusqu’à présent fait confiance aux traitements antibiotiques des infections.

Le très renommé Paul Ehrlich Institut en Allemagne, spécialisé dans les traitements des personnes ayant des déficits immunitaires (sida, cancers), a ouvert une page internet : « Sujet explosif : les anti-bioticas ». Un nombre croissant de personnes deviennent en effet multi-résistantes à tous les groupes d’antibiotiques. Des études prouvent que leur sur-consommation peut amener à une immunité grandissante.

La consommation d’antibiotiques est différente selon les pays. Elle est, aujourd’hui, beaucoup plus importante en France qu’en Allemagne par exemple, selon un rapport de 1 à 4. Une étude récente, effectuée par des chercheurs suédois et la fondation Tour du Valat, en Camargue, a a identifié dans le milieu naturel des bactéries multi-résistantes (famille des e-coli), probablement échappées du milieu hospitalier.

Il faut faire face à cette question : serons-nous dans vingt ans dans une situation comparable à celle des pays qui ne peuvent pas traiter des infections avec des antibiotiques, non pas par manque de moyens, mais par manque d’efficacité ? Peut-être verrons-nous bientôt l’époque de l’usage des antibiotiques comme un petit chapitre (de 50-70 ans) de l’histoire, un chapitre avec un point final, comparable à celui de l’épuisement du pétrole, voire pire quant à ses conséquences. »

Blue District et Alteo Gardanne : la philosophie de notre engagement

Mission et valeurs de Blue District

4 photos Blue DistrictLa question de l’eau représente des enjeux considérables, au niveau planétaire. Le système actuel, dans lequel 150 litres d’eau potables sont utilisées en moyenne, par jour, pour tout type d’usage (arrosage, nettoyage de véhicules…) doit être remis en question.

La gestion décentralisée de l’eau est la solution aux enjeux à venir. Elle consiste à appliquer à la gestion de l’eau les principes de l’économie circulaire. Elle sera porteuse de développement économique pour les pays européens, à condition de la promouvoir et de valoriser les innovations technologiques naissantes. C’est la mission que se donne Blue District.

Nous nous proposons de travailler sur quatre domaines d’application principaux : eau potable et assainissement en milieu urbain, assainissement semi-collectif en milieu rural, effluents industriels, Irrigation et effluents agricoles.

Notre projet repose sur des valeurs fortes de développement durable :

  • La préservation de l’eau, bien commun de l’humanité
  • Les principes de l’économie circulaire appliqués à la gestion de l’eau
  • Le développement durable et la RSE dans leur transversalité
  • La création de valeur pour toutes les parties prenantes.

Notre vision de la situation d’Alteo Gardanne

Le cas d’Alteo Gardanne est représentatif des difficultés rencontrées dès lors qu’il s’agit de concilier les enjeux économiques et les enjeux environnementaux. Des positions antagonistes ne manquent pas d’apparaître, et de se cristalliser.

Nous considérons que toute pollution dans le parc national des calanques doit cesser au plus vite. Pour autant, la fermeture du site d’Alteo Gardanne n’est ni une solution localement, compte tenu des enjeux économiques directs et indirects, ni une solution globalement pour la préservation de l’environnement : si cette production, qui continuera à être demandée pour la fabrication de certains de nos objets du quotidien, était délocalisée sur un territoire moins contraignant en matière environnementale, nous ne pourrions considérer que le problème est réglé.

Nous préférons ainsi œuvrer pour que des innovations technologiques soient mises en œuvre pour concilier les enjeux environnementaux et économiques. Nous défendons un modèle industriel performant sur le plan environnemental, sur notre territoire, et œuvrer à la création de filières d’excellence qui auront capacité à s’exporter – et à contribuer ainsi à la prospérité de nos territoires.

Nous restons pourtant vigilants quant à la volonté des industriels de s’engager et d’investir pleinement dans cette direction.

Une technologie prometteuse

La technologie de l’ozonation hybride, proposée par Blue District, optimise les propriétés oxydantes et coagulantes de l’ozone. Elle est à même de traiter des effluents très fortement pollués, par des hydrocarbures ou des métaux, et notamment les lixiviats de décharge.

Cette technologie permettrait de traiter les effluents d’Alteo Gardanne pour leur rendre une qualité compatible avec les normes actuelles pour les eaux d’irrigation et le rejet en milieu naturel. Elle permettrait ainsi de fermer la conduite qui achemine actuellement les effluents au sein du Parc Naturel des Calanques.

L’évaluation des conditions de sa mise en œuvre est ainsi en cours avec les équipes d’Alteo Gardanne.

Une opportunité à saisir pour le territoire

La fermeture de la conduite Alteo changerait sensiblement la donne en matière de gestion de l’eau aux alentours de Gardanne, et notamment sur les vallées de l’Huveaune et de l’Arc, puisque ce sont 250 m3 / heure d’eau qui seraient soit partiellement économisées par recyclage, soit disponibles pour revitaliser les écosystèmes liées à ces deux rivières.

C’est pourquoi, en parallèle de nos travaux techniques avec Alteo Gardanne, nous sommes à l’initiative d’une démarche inspirée du projet Emscher, dans la Ruhr, qui consiste à doter le territoire d’une vision et d’une capacité ambitieuse, ainsi que d’une gouvernance innovante, en matière de renaturation des cours d’eau et de leurs berges. Pour plus de cohérence encore, c’est sur une vision globale Biodiversité/Eau/Énergie que nous souhaitons travailler, de manière systémique, à l’échelle du territoire d’Aix Marseille Métropole.

Une ambition pour le traitement des effluents d’Alteo Gardanne

Blue District coopère avec Alteo Gardanne pour trouver une solution ambitieuse à la gestion des effluents de l’usine qui, même s’ils ne méritent plus leur nom de « boues rouges » depuis la mise en place de filtres-presse, continuent à poser un problème sérieux vis à vis des milieux naturels à préserver du Parc National des Calanques, du fait de la présence de métaux dissous comme l’aluminium, le fer et l’arsenic.

L’annonce de la coopération

L’annonce de la coopération a été faite en mars 2016, par communiqué de presse :

En accord avec la Direction d’Alteo, Blue District a rendu publique leur coopération, qui remonte à presque 18 mois, consistant à améliorer la qualité des effluents d’Alteo en recourant à la technologie innovante de l’Ozonation Hybride. L’annonce en a été faite dès le 31 décembre aux abonnés du journal en ligne Actu-Environnement :

« De son coté, Alteo assure que la décision du préfet va lui permettre de poursuivre son activité dans des conditions modifiées et d’engager les recherches de solutions complémentaires afin d’améliorer dans la durée la qualité des eaux résiduelles. »  «Une des technologies envisagées, parmi les entreprises rencontrées, serait une élimination des éléments métalliques grâce à une ozonation hybride » a déclaré Frédéric Ramé, le PDG d’Alteo. « Nous explorons avec Alteo la possibilité d’éliminer les métaux au point d’obtenir une qualité d’eau d’irrigation », a confirmé de son côté Peter Paulich, cofondateur de Blue District ».

Alteo a arrêté ses rejets de boues rouges en mer fin 2015 grâce à la construction de deux filtres presses et d’une station de traitement, mais 6 paramètres,  (pH, fer, aluminium, arsenic, DBO et DCO), dépassent  toujours les normes fixées par l’Arrêté Ministériel du 2 février 1998. Le préfet a délivré à l’entreprise une autorisation d’exploiter le site de Gardanne pour une durée de six ans, et Alteo s’est engagée à utiliser ce délai pour améliorer encore la qualité des eaux rejetées en se focalisant particulièrement sur ces six paramètres. D’ores et déjà un programme ambitieux de recherche a été engagé à cette fin. Répondant à la question posée dans l’enquête publique « Vers une solution de traitement des rejets liquides ? », le PDG d’Alteo a d’abord rappelé les contraintes de la piste de la neutralisation à l’acide proposée par le BRGM : « La solution du BRGM présente un certain intérêt, mais également nombre de difficultés car elle nécessite une production additionnelle ainsi qu’une consommation d’acide importantes, et pose des questions techniques non résolues à ce stade, notamment sur la séparation entre les solides et les liquides ou ensuite le devenir des boues résiduelles« , expliquait Frédéric Ramé. « Il faut poursuivre les études pour voir si cette solution fonctionne et si c’est la meilleure […] Nous avons eu différents échanges et des travaux préliminaires avec différentes sociétés […], je ne sais pas si ce sera une solution unique ou une combinaison, cela reste à écrire ».

D’après Gwenaël Kervajan, de Blue District, un contrat de confidentialité, conclu au mois d’Octobre 2014 entre sa société et Alteo, a permis de faire les premiers tests, qui ont convaincu la Direction d’Alteo de continuer les explorations. Blue District et sa partenaire, la jeune société OZOVAL qui a développé le brevet, cherchent aujourd’hui une possibilité d’autofinancer un pilote et de le mettre à la disposition de la société Alteo.

Blue District a informé la Mairie de Gardanne, ainsi que le député des Bouches du Rhône François-Michel Lambert, de ce projet. « Notre philosophie est tournée résolument vers le développement durable, et nous souhaitons apporter nos compétences à la solution la plus efficace, qui préserve les emplois au meilleur coût » ajoute Peter Paulich, cofondateur de Blue District.  « Nous avons pour objectif de réutiliser l’eau au maximum, comme nous le faisons déjà dans beaucoup d’autres applications et installations. Nous visons d’atteindre une qualité d’eau d’irrigation respectant les normes applicables à l’agriculture ».

L’éclairage d’Actu-Environnement

Le site internet actu-environnement a relayé et enrichi l’information, par un article de Dotothée Laperche paru le 31 mars

Pollution métallique : Altéo examine (pour l’instant) trois solutions pour la réduire

Le producteur d’alumine Altéo a confirmé, lors de la première réunion de la commission de suivi de site, examiner trois types de solutions pour rester dans les seuils fixés pour certains polluants présents dans les
effluents rejetés en mer. Détails.

Quelles sont les pistes de dépollution des effluents de process que pourrait suivre Alteo, producteur d’alumine à Gardanne (Bouches-du-Rhône) ? A l’occasion de la première réunion de la commission de suivi de site, le 18 mars, la société a assuré étudier différentes solutions innovantes de traitement complémentaire de ses flux. « A l’issue de discussions techniques d’une part et de tests sur échantillons d’autre part, Altéo a déjà pu confirmer la mise en place de partenariats avec les sociétés Blue District, Extracthive ou encore Pearl », a précisé dans un communiqué l’entreprise.

Cette commission de suivi de site a été créée le 15 février dernier, conformément aux recommandations du Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) dans le cadre de la dérogation délivrée pour une durée de six ans à Altéo. Cette dernière permet à l’entreprise de rejeter au large du parc national des Calanques des effluents aqueux dépassant les valeurs limites d’émissions fixées (par l’arrêté du 2 février 1998) notamment pour l’arsenic, l’aluminium et le fer.

Parmi les autres conditions, reprises par l’arrêté d’autorisation des rejets, figure également la transmission tous les ans d’un rapport d’étape sur les solutions complémentaires. Demande reprise par Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, qui a interpelé l’exploitant mi-mars pour qu’il « remette un rapport sur les solutions de traitement actuellement étudiées afin que le comité de suivi de site puisse l’examiner d’ici fin septembre ».

Trois voies de traitement étudiées

Altéo explorerait aujourd’hui trois voies pour contenir dans les valeurs limites d’émissions réglementaires, les polluants présents dans son effluent rejeté en mer. « Pour l’instant, nous travaillons sur l’évaluation des solutions, si cela marche nous passerons à l’échelle industrielle et réfléchirons à leur intégration dans notre procédé de fabrication, pointe Eric Duchenne, directeur des opérations d’Altéo. Tout n’ira pas à la phase pilote mais ce qui vaut la peine le sera ». Un des traitements envisagés passe par la récupération de métaux sans réduire le pH. « Dans le cas d’Altéo, il y a deux difficultés : tout d’abord, le volume et les débits considérables, qui pèsent sur la facture de nombreuses technologies, ensuite leurs effluents sont basiques et un certain nombre de solutions classiques ne fonctionnent pas bien dans ce milieu, note Frédéric Goettmann, président d’Extracthive, une société spécialisée dans la conception de solutions de valorisation de déchets et de dépollution d’effluents industriels. Pour utiliser des produits moins chers, réduire leur quantité et bénéficier d’une filtration facilitée, nous avons choisi d’ajouter une source de calcium et de faire précipiter
l’aluminium en aluminate de calcium tout en essayant de coentraîner d’autres métaux encore dans l’effluent ».

Si le niveau d’élimination de l’aluminium atteindrait 99,8%, selon Frédéric Goettmann, concernant l’arsenic, les tests n’ont en revanche pas encore établi si la précipitation permettait de l’éliminer ou s’il fallait ajouter une étape supplémentaire (comme des résines échangeuses d’ions). « Le taux de fer des effluents transmis par Alteo était trop faible pour que nous puissions le mesurer nous même : les analyses chimiques sont toujours en cours chez un prestataire externe, complète Frédéric Goettmann. En tout état de cause, nous pensons être capables de passer sous les 5mg/l imposés ».

L’entreprise se penche également sur la filtration du produit obtenu. « Nous souhaiterions réutiliser l’aluminate de calcium, nous étudions différentes pistes : nous sommes notamment en discussion avec des entreprises du secteur des matériaux de construction, précise Frédéric Goettmann. Nous pensons également pouvoir l’exploiter pour la fabrication de céramique ».

Jouer sur le rôle de coagulant et d’oxydant de l’ozone

L’ozonation hybride constitue une autre solution explorée par Altéo. Elle joue à la fois sur les effets de coagulation et d’oxydation de l’ozone. « Notre technologie propose une filière complète de traitement de l’eau à partir de l’oxygène de l’air, pointe l’inventeur du procédé, Mohamed Rhouma, créateur de la société Ozoval. L’ozone produit sera exploité pour enlever la matière et oxyder les métaux lourds ». Ce dernier a développé un ozonateur qui s’appuie sur une étape de refroidissement de l’air ambiant pour augmenter les rendements de production de l’ozone.

Lors d’une première étape dite d’électro-ozonation, l’ozone est décomposé notamment en radicaux libres, utilisés dans ce cas pour faire coaguler les matières en suspension. Obtenir l’effet de coagulation sans que l’oxydation ne démarre nécessite un réglage fin du dosage de l’ozone, du temps de séjour et de l’intensité électrique, selon Mohamed Rhouma.

Ensuite lors de la seconde étape « d’ozonation catalytique », les polluants sont piégés sur un support recouvert d’un alliage de métaux précieux qui présente à la fois des propriétés d’absorption et catalytique. L’ozone oxyde alors les métaux. Selon Ozoval, le procédé permet de diviser par quatre la quantité d’ozone utilisée par rapport à des ozonations classiques.

« Nous avons fait des essais à l’échelle labo. Nous arrivons à l’élimination des métaux au-dessous du seuil exigé par la réglementation, précise Mohamed Rhouma. Les précipités obtenus par sédimentation peuvent être récupérés – à titre d’exemple du fer, de l’aluminium – pour d’autres usages ». « La phase pilote, les délais de fabrication et l’équipement complet prendront neuf mois. Nous jugeons nécessaire une période d’observation d’une durée de six mois et six mois de recul, précise Peter Paulich, co-fondateur de l’association Blue District,
qui propose et accompagne cette solution. Ce recyclage de l’eau traitée justifie même l’exploration de la vision la plus ambitieuse : la fermeture de la conduite. Il faut évidemment dès maintenant une vraie volonté de résultat de tous les acteurs ».

Des écorces d’arbres pour fixer les polluants

La troisième option aujourd’hui envisagée par Altéo joue sur la propriété qu’ont les écorces d’arbres de fixer différents polluants. « Notre produit est un textile composite réalisé à partir de déchets deteillage de lin et d’écorces sous-produits, précise Philippe Devos, directeur général de la start up Pearl. Ce tapis en filtrant les eaux va capturer les éléments métalliques qui sont dissous avec un procédé proche des résines échangeuses d’ions, mais bien plus simple à mettre en oeuvre ».

Utiliser directement cette solution pour le cas d’Altéo aurait toutefois entraîné des coûts trop importants, la start up a donc choisi de réaliser une première étape d’acidification du pH des effluents grâce à du dioxyde de carbone pour éliminer par précipitation une partie des contaminants. L’équipe affine ensuite la dépollution du
flux grâce au textile composite.

« Les résultats obtenus en laboratoire montrent que nous pouvons garantir que nous serons en dessous des seuils fixés par la réglementation avec des concentrations de 2,5mg/l pour l’aluminium, et proches de zéro pour l’arsenic, pointe Philippe Devos. Dans les échantillons que nous avons pris chez Altéo, le fer était déjà largement en dessous des normes demandées. Nous avons obtenu un abattement supplémentaire, mais dans la mesure où il est question de concentration inférieure à 1 mg/l (avant et après traitement), ce n’est pas très significatif par rapport au résultat recherché ».

L’entreprise assure déjà disposer d’un pilote adapté pour les tests à l’échelle industrielle et attends désormais le retour d’Altéo. « La phase pilote permettra de valider les résultats d’essais prometteurs obtenus sur échantillons en laboratoire et de préciser le dimensionnement et les coûts d’exploitation pour un traitement à l’échelle industrielle », précise Loïc Jauberty, qui a conçu le concept lors de sa thèse.

D’un point de vue réglementaire, la date butoir d’Altéo est fixée à un horizon de six ans. Le producteur d’alumine prévoit de construire son projet de solutions complémentaires et de développer les pilotes dans les deux ans pour ensuite mettre en place les technologies dans les trois ans qui suivent, selon son directeur des opérations. « Sachant que ces trois approches sont complémentaires les unes des autres et dans la mesure où il existe plusieurs flux d’eau résiduaire dans l’usine, nous ne nous interdisons pas de les traiter chacune différemment les unes des autres, souligne Eric Duchenne, directeur des opérations d’Altéo. Rien n’est figé, ce sera très collaboratif, très ouvert sur les deux à quatre prochaines années ».

Vers une eau de qualité d’irrigation ?

Impliqué dans ce sujet, François-Michel Lambert, député écologiste des Bouches du Rhône, a appelé de ses voeux lors d’une conférence de presse début mars la mise en place « d’une plate-forme collaborative pour favoriser l’innovation technologique dans le traitement des pollutions. (…) Cette structure serait l’outil permettant de donner transparence et efficacité à une démarche collective », avance-t-il. Le député souhaiterait également qu’à un horizon de moins de 10 ans, l’objectif soit de disposer d’une eau de qualité irrigation « assurant un revenu économique à Altéo ».

Autre suggestion : mettre en place des centrales de microhydroelectricité « apportant une contribution économique pour Altéo, propriétaire de la canalisation (via Pechiney Aluminium) ». « Je ne sais pas si nous pourrons obtenir une qualité d’eau d’irrigation, il y a quand même du sodium dans notre eau qui pose des problèmes à l’agriculture… Toutefois, nous avons l’ambition de réutiliser le maximum de nos résidus, a répondu Eric Duchenne, directeur des opérations d’Altéo, interrogé par Actu-environnement. Pour l’instant, nous nous polarisons sur les métaux car l’objectif dans six ans c’est d’être en dessous des seuils et nous ne sommes pas aujourd’hui en dérogation pour le sodium ».

Et le niveau de concentration de sodium et le volume des effluents de l’industriel semblent peser sur la facture économique et/ou énergétique de la plupart des solutions d’élimination classiquement envisagées (résines échangeuses d’ion, distillation, évaporation, etc.). « Le sodium ne nous pose pas de problème majeur, oppose Mohamed Rhouma. Après neutralisation par le CO2 et électro-ozonation, le sodium pourra être réduit, notamment sous forme de sel. »

Reste désormais à attendre le verdict des pilotes. Certains acteurs et associations estiment que le modèle économique d’Altéo, financé par un fonds de capital investissement, interrogent sur la pérennité et le choix de l’entreprise. « La durée de vie n’a aucun lien avec ce qu’il se passe au quotidien dans l’usine, notre actionnaire nous a accompagné dans les investissements que nous avons faits pour arrêter les boues rouges, a réagi Eric Duchenne. Un jour, nous changerons peut-être d’actionnaire… L’entreprise a changé plusieurs fois d’actionnaires depuis 1894 et elle existe toujours ».

Interview de Mario Sommerhauser le 5 octobre à Gardanne

En marge de la conférence-débat organisée à Gardanne, sur le thème : « Que pouvons-nous apprendre de l’expérience de renaturation de la rivière Emscher dans la Ruhr ? », Mario Sommerhauser nous a accordé cet entretien, à partager sans modération ! Merci à toutes celles qui ont participé, qui étaient présents, et aux équipes des 7 portes pour leur présence et leur travail sur cette vidéo !

Mario Sommerhauser

https://youtu.be/KmpTNViW1k8