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Les technologies de recyclage pour contrer la secheresse

Secheresse

La sécheresse en France est temporaire, celle de la Californie, du Brésil et dans beaucoup d’autres pays est structurelle.

Le m3 eau industrielle à Sao Paolo coute 7€. Pourquoi certaines technologies de la réutilisation des eaux usées ne sont pas encore développées et soutenues en France ?

Malgré une situation alarmante et un appel de l’Union des entreprises de l’eau et de l’environnement (UIE) au mois d’avril (voir communiqué ci-dessous), rien ne bouge dans la réglementation restrictive qui pénalise les entreprises françaises dans l’export. 150l par tête, ce n’est plus acceptable à l’échelle mondiale. D’autres pays européens (mais aussi le Canada, Israël et certains pays asiatiques comme la Corée du Sud et Singapour) proposent depuis longtemps une flexibilité quasiment totale: l’eau de pluie, les aux grises, l’eau des machines à laver, toutes ces utilisations de moindre qualité sont aujourd’hui traitable pour éviter les problèmes sanitaires sans pour autant être de l’eau potable. Seulement 10-20% des 150l par tête sont utilisés pour l’alimentation humaine (l’eau pour boire et faire de la cuisine). Même des solutions moins radicales sont aujourd’hui testées pour devenir demain le modèle de l’avenir, p.e. dans les quartiers avec des infrastructures intégrées comme Hambourg Jenfeld (Vidéo  par ce lien: http://www.filmfeld.de/projekte/hamburg-water-cycle-english-version/)

50 millions de m3 sont utilisés par an seulement pour alimenter les stations de lavage: c’est de l’eau potable. La non-récupération est par exemple interdite en Allemagne. Pourquoi faut-il laver des voitures, mais également des bus et camions avec de l’eau potable?

Pour la première fois la technologie française d’une Ozonation Hybride pour la réutilisation sans bactéries des eaux usées des stations de lavage des voitures a obtenu une aide d’une Agence de l’Eau (Agence Seine-Normandie): 60% de l’investissement est financé par un prêt sur 8 ans à taux zéro.

 

Réutilisation des eaux usées: les industriels veulent une décision rapide

Paris – L’Union des industries et entreprises de l’eau et de l’environnement (UIE) a appelé vendredi le gouvernement français à l’adoption rapide d’un nouvel arrêté pour faciliter la réutilisation des eaux usées une fois traitées.

Jeudi, à l’occasion de la réunion du comité stratégique des éco-industries, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal et le ministre de l’Economie Emmanuel Macron se sont notamment mis d’accord avec la filière pour faire une priorité de la simplification des procédures de réutilisation de certains déchets, et notamment de la révision des règles de réutilisation des eaux usées après traitement.

L’UIE prend acte avec satisfaction de la volonté ministérielle d’ouvrir ce chantier de simplification mais reste mobilisée pour l’adoption rapide d’un nouvel arrêté, déclare l’organisation professionnelle dans un communiqué.

Les eaux usées, une fois traitées, peuvent être utilisées pour l’irrigation des cultures, l’arrosage des espaces verts et des golfs ou encore le nettoyage des voieries, mais depuis 2010, la réglementation française rend cette réutilisation pratiquement impossible, a expliqué à l’AFP Maria Vènes, directrice générale de l’UIE.

Cette refonte de la règlementation est devenue une urgence: alors que la réutilisation des eaux usées traitées est largement utilisée en Europe et dans le monde, qu’elle a été autorisée pour une quarantaine d’installations en France pendant 20 ans, sans risque avéré, la réglementation de 2010 puis celle de 2014 ont arrêté net tout nouveau projet, ajoute-t-elle, dans le communiqué.

Un groupe de travail des professionnels concernés a élaboré une proposition, remise au ministère de l’Ecologie, qui recommande notamment d’élargir les usages autorisés pour la réutilisation et de simplifier les démarches administratives. Elle propose aussi de fixer comme critère la qualité bactériologique de l’eau après traitement, et non le pourcentage de réduction de la contamination, comme c’est le cas aujourd’hui.

(©AFP / 03 avril 2015 19h15)


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